Comment la liberté d’expression est devenue l’arme des conservateurs américains
Son discours a provoqué la stupéfaction de tous les dirigeants européens, réunis à la Conférence de Munich sur la sécurité, le 15 février. « En Grande-Bretagne et à travers l’Europe, la liberté d’expression, je le crains, est en retrait », a estimé le vice-président américain J. D. Vance. D’après lui, la plus grande menace qui plane sur le Vieux Continent n’est « ni la Russie ni la Chine », mais « le renoncement de l’Europe à certaines de ses valeurs les plus fondamentales ».
Cette thèse du recul de la liberté d’expression s’ancre de plus en plus aux Etats-Unis, où Donald Trump a été réélu en partie sur son engagement de « rétablir la liberté d’expression en Amérique ». Une promesse paradoxale alors que la Cour suprême américaine préserve, depuis les années 1970, une conception très large de cette liberté fondamentale de la démocratie.
Outre-Atlantique, le "free speech" a d’abord permis une conquête de droits pour les minorités, avant de se transformer progressivement en outil réactionnaire, jusqu’à permettre aujourd’hui aux réseaux sociaux d’Elon Musk ou de Mark Zuckerberg de diffuser massivement des informations non vérifiées, voire délibérément fausses.
Comment cette évolution s’est-elle opérée ? De quelle manière le camp conservateur a-t-il réussi à s’emparer de la liberté d’expression pour la mettre à son service ? Les progressistes sont-ils en mesure de résister ? Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », Gilles Paris, éditorialiste au Monde et ancien correspondant à Washington, nous raconte son enquête.
Un épisode de Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Bresson. Présentation et rédaction en chef : Jean-Guillaume Santi. Dans cet épisode : extrait du discours d’investiture de Donald Trump, le 20 janvier 2025.
Cet épisode a été publié le 19 février 2025.
Cette thèse du recul de la liberté d’expression s’ancre de plus en plus aux Etats-Unis, où Donald Trump a été réélu en partie sur son engagement de « rétablir la liberté d’expression en Amérique ». Une promesse paradoxale alors que la Cour suprême américaine préserve, depuis les années 1970, une conception très large de cette liberté fondamentale de la démocratie.
Outre-Atlantique, le "free speech" a d’abord permis une conquête de droits pour les minorités, avant de se transformer progressivement en outil réactionnaire, jusqu’à permettre aujourd’hui aux réseaux sociaux d’Elon Musk ou de Mark Zuckerberg de diffuser massivement des informations non vérifiées, voire délibérément fausses.
Comment cette évolution s’est-elle opérée ? De quelle manière le camp conservateur a-t-il réussi à s’emparer de la liberté d’expression pour la mettre à son service ? Les progressistes sont-ils en mesure de résister ? Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », Gilles Paris, éditorialiste au Monde et ancien correspondant à Washington, nous raconte son enquête.
Un épisode de Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Bresson. Présentation et rédaction en chef : Jean-Guillaume Santi. Dans cet épisode : extrait du discours d’investiture de Donald Trump, le 20 janvier 2025.
Cet épisode a été publié le 19 février 2025.
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