#575 - David Foenkinos - Écrivain - S’en foutre, la définition du bonheur
Episode Ep 575 2 hr 23 min

#575 - David Foenkinos - Écrivain - S’en foutre, la définition du bonheur

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Je suis drôle.

C’est le titre du dernier livre de David Foenkinos. Ce n’est pas une autobiographie, et pourtant le titre lui va parfaitement. En deux heures vingt, il se moque de ses années de galère, de son physique « un peu incertain » de l’époque, et de son ami Joël Dicker, qui a « réussi plus jeune, et est plus beau. »

Derrière l’humour, il y a une fêlure. À 16 ans, David est opéré du cœur. Il passe plus de deux semaines en soins intensifs, entre la vie et la mort, puis des mois à l’hôpital. Lui qui ne lisait que pour l’école, et « avec souffrance », dévore Kafka, Dostoïevski, Sagan et Kundera. Les livres lui sauvent la vie.

Il se met à écrire. Étudiant, il envoie des lettres enflammées aux filles et prend surtout des râteaux. Il passe par une école de jazz et donne des cours de guitare, mais voit partout des guitaristes meilleurs que lui.

Pendant dix ans, il écrit sans rien montrer à personne. Puis il envoie un manuscrit par la poste et publie son premier roman à 26 ans. Ses livres restent confidentiels, il gagne 2 000 euros par an, et il est très heureux.

Arrive La Délicatesse, son huitième roman. Gallimard le publie, mais sans y croire plus que ça, et l’imprime à 4 000 exemplaires. Porté par Bernard Pivot et les libraires, le livre connaît un succès immense et se vend à 1,5 million d’exemplaires.

La recette du succès, David ne la connaît pas lui-même, mais il nous a raconté les coulisses de son univers romanesque :

– Ce que ça fait de se faire descendre par la critique après avoir tout vendu, et comment il s’est libéré du jugement des autres

– Comment l’insomnie nourrit son travail, et pourquoi il écrit sans aucune méthode

– Pourquoi il se sent comme « un pays sous occupation » quand il écrit

– Les formes géométriques qu’il voit en écrivant, et le rond qu’il doit atteindre pour savoir qu’un livre est fini

– Pourquoi il refuse presque toutes les adaptations de ses livres, alors que le cinéma lui manque

Un épisode drôle et touchant, avec un écrivain qui a gardé la même obsession d’écrire, qu’il vende deux livres ou un million.

Vous pouvez contacter David sur instagram.

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