CHRISTA PIKE : PEUT-ON AVOIR PITIÉ DE L’IMPARDONNABLE ? | Podcast Horreur
Dans un incendie, l’eau devrait représenter une issue. Lors du naufrage du Doña Paz, elle brûlait aussi. Le 20 décembre 1987, un ferry transportant probablement plus de 4 000 personnes entre en collision avec un pétrolier aux Philippines. Vingt-quatre passagers du ferry seulement sont récupérés vivants. Dans cet épisode : Chandleyr raconte la catastrophe maritime la plus meurtrière connue en temps de paix. Un récit d’horreur réelle consacré à un navire surchargé, une évacuation impossible et des milliers de victimes dont personne ne connaîtra probablement le nombre exact. ⚠️ Cet épisode aborde des morts collectives, un incendie, des noyades et des descriptions de corps brûlés. 🎧 Écoutez Dans l’Ombre des Légendes et abonnez-vous : https://smartlink.ausha.co/danslombresdeslegendes Cinq jours avant Noël, le ferry Doña Paz quitte Tacloban pour rejoindre Manille. Le document présenté aux garde-côtes mentionne 1 493 passagers et 59 membres d’équipage. Mais des milliers de voyageurs supplémentaires, parmi lesquels des familles et des enfants, ne figurent pas sur le manifeste. À 22 h 30, le ferry rencontre le pétrolier MT Vector. La collision éventre le tanker et libère sa cargaison de produits inflammables. Les flammes gagnent les deux navires, puis la surface de l’eau. À l’intérieur du ferry, les lumières s’éteignent et aucune évacuation organisée ne permet de guider la foule. Aucun appel de détresse provenant du navire n’est reçu. Les passagers atteignent les ponts avant de découvrir l’ultime piège : derrière eux, le ferry brûle ; devant eux, le carburant transforme la mer en incendie. Certains utilisent des valises comme flotteurs. D’autres nagent parmi les flammes, les débris et les corps dans l’espoir d’atteindre une zone respirable. Le naufrage du Doña Paz ne laisse que 26 personnes secourues cette nuit-là : 24 passagers du ferry et deux membres du Vector. Le bilan aujourd’hui le plus couramment retenu atteint environ 4 385 morts, mais l’absence de liste complète empêche encore de compter toutes les victimes. Cette chronique revient également sur les responsabilités humaines : surcharge, passagers non enregistrés, absence d’évacuation efficace et pétrolier considéré comme impropre à la navigation. Cette nuit-là, aucune tempête surnaturelle n’a construit le piège. Une succession de défaillances a suffi. À écouter aussi dans l’ombre LA SILHOUETTE QUI FAISAIT SIGNE : le mystère d’Edna Cintron DEEP WATER : Renny Harlin peut-il refaire un nouveau Deep Blue Sea ? ⭐ Si cet épisode vous a marqué, laissez cinq étoiles au podcast sur Apple Podcasts ou Spotify. Votre note aide d’autres auditeurs à découvrir ces histoires que la mémoire collective a laissées sombrer. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
