Nilau, la marque de maroquinerie responsable en cuir d'autruche de Marie Veyron
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Nilau, la marque de maroquinerie responsable en cuir d'autruche de Marie Veyron

From 100 % création RFI

Nilau, la maison de maroquinerie fondée par Marie Veyron, transforme un matériau rare et méconnu, le cuir d’autruche français, en pièces de haute maroquinerie, traçables et écoresponsables. Née dans une ferme où on élève des autruches, Marie Veyron avec Nilau raconte une histoire de traçabilité, de savoir-faire artisanal et d’engagement écologique. Sacs, petite maroquinerie ou bijoux, avec Nilau, l’artisanat d’exception se met au service de l’innovation responsable.

« J’avais vraiment en tête de créer tout un univers autour de la matière qu’on pouvait revaloriser de notre ferme », explique Marie Veyron.

Le projet Nilau s’enracine dans une histoire familiale. Dans cette ferme « pas comme les autres », l’élevage d’autruches, autorisé en France seulement depuis les années 1990, devient le point de départ d’une filière encore confidentielle. « On est une trentaine d’éleveurs en France, avec une capacité d’environ 80 à 100 peaux par an chacun. Ça reste un marché très restreint, mais aujourd’hui il n’est pas totalement utilisé, donc autant valoriser au maximum cette matière », souligne-t-elle.

Pour Marie Veyron, la création n’est pas un simple geste technique, mais un véritable temps de ressourcement : « C’est vraiment un temps off pour moi. Je prends un carnet, je me dis : je vais créer. Ça fait une bulle dans toute l’activité de l’entreprise, je me recentre et je remets à plat tout ce qui se passe. »

Nilau, un nom léger pour un cuir précieux

Derrière le nom Nilau se cache un clin d’œil poétique à ses matières de prédilection. « C’est un jeu de mots avec le mot "lin" à l’envers et le début d'"autruche". L’idée était d’associer le lin à l’autruche pour rendre ce cuir léger et portable au quotidien. Le nom devait lui aussi être léger. Nilau sonnait printanier. C’est léger, simple et pur. »

La créatrice s’est formée au plus près des ateliers : fabricants, fournisseurs, sous-traitants de grandes maisons. Pendant ses études, une expérience de huit mois en bureau d’études lui permet de suivre toutes les étapes, « du dessin au produit fini ». « Le premier sac qu’on a sorti, l’atelier m’a dit : "C’est fou, c’est le même que sur votre dessin !” En réalité, j’étais arrivée avec une maquette déjà faite en papier de tapisserie, un papier qui se tient et permet de voir le modèle en 3D. »

Un cuir rare, durable et terriblement tactile

Souple, résistant et immédiatement reconnaissable, le cuir d’autruche est au cœur de la démarche de Nilau, aux côtés du lin et de peaux de saumon issues de déchets de l’industrie alimentaire.

« C’est un cuir qu’on reconnaît directement grâce à ses picots, ces petits reliefs qui marquent l’emplacement des plumes. Il y a un côté très esthétique et très sensible : on le ressent au toucher. »

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