L'affaire de Bruay-en-Artois, un symbole de la lutte des classes
Le 5 avril 1972, Brigitte Dewèvre, 15 ans, est étranglée et abandonnée sur un terrain vague de la cité minière où elle vit, à Bruay-en-Artois, dans le Pas-de-Calais. L'adolescente est aperçue pour la dernière fois en soirée, à 19 h 45, en conversation avec un inconnu vêtu d'un pull à col roulé, alors qu'elle s'en allait dormir chez sa grand-mère. Son corps est retrouvé en partie déshabillé, le lendemain, par des enfants jouant au ballon aux abords de la friche. Brigitte Dewèvre a été frappée et mutilée, puis placée sous un vieux pneu. Très vite, ce meurtre provoque une vive émotion en devenant un symbole de la lutte des classes. En effet, l'enquête s'oriente vers Pierre Leroy, notaire de la ville, et sa maîtresse, Monique Béghin-Mayeur, mis en cause après plusieurs témoignages. Des militants de la Gauche prolétarienne profitent de l'appartenance bourgeoise des présumés coupables pour dénoncer la fermeture des mines de charbon et le sort des corons. Cette affaire, qui prend une dimension sociale et politique considérable, ne sera jamais élucidée. Les premiers inculpés sont d'abord libérés. Par la suite, un camarade de Brigitte s'accuse du meurtre, mais est acquitté. Le crime est finalement prescrit en 2005. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
