C’est une constante des nations que leur obsession de puissance et de richesse par lesquelles elles prétendent établir à jamais leur règne. Cette obsession nourrit les rêves mauvais des nationalismes, cause l’exploitation des peuples jusqu’à la négation de leur identité et produit des colonialismes. Cette parole : « Oui, je m’en prends à toi, orgueilleuse, déclare le Seigneur, l’Éternel, le maître de l’univers. Ton jour est arrivé… » (31) doit être reçue comme jugement de Dieu sur toute nation. Résistons à la tentation de penser que le Dieu de l’Évangile serait uniquement préoccupé par la piété individuelle ; abstenons-nous de croire qu’il n’y a plus rien à dire aux nations ; qu’elles peuvent aujourd’hui se construire par la violence sans que le Seigneur y regarde ; qu’il n’y aurait plus de « péché » des nations. (...)